EMI

Expérimentation, Méthodologie et Innovation

Recherches Alfonsina

La matière première, la peau.

Les conditions d’élevage, espèces, races, sexe, âge, alimentation et le soin apporté à l’animal influent sur la qualité du cuir.Les quantités de peaux dépend de la quantité de consommation de viande.

Les défauts peuvent être d’origine génétique, mécanique, sanitaire, liés aux conditions d’élevage, à la conservation ou encore la fabrication (plus rare). Un cuir avec d’importants défauts est orienté vers une fabrication visant a les camoufler et au contraire une peau avec peu de défauts (rares représentent 10% du cheptel) sera orientée vers une fabrication qui vise à mettre en valeur son aspect naturel.

Les peaux fraiches des abattoirs sont traitées le plus rapidement possible, salage et tri des peaux rassemblées en piles > peaux brutes (négoce de peaux brutes)
Tanneur (spécialisé dans un type de cuir précis selon espèce ou usage) choisit des lots de peaux brutes (poids, provenance,etc).

2011 : 60 tanneries industrielles en France 1000 en EU 6000 dans le monde
Tannerie moyenne de peaux de bovins produit 200 000 à 400 000 cuirs par an.Au niveau mondial, c’est la peau de bovin la plus abondante (boeuf, taureau, vache) donnant des surfaces de 3 et 5,5m2 .
Peau de veau 1 et 2,5m2
Peaux de moutons et agneaux surface 0,6 et 1m2 (cuir souple)
Chèvre et chevreau (structure très serrée)
Peau de buffle Inde Pakistan et Italie du Sud 3 et 5m2

L’achat de la matière brute représente 40 à 50% du prix du cuir fini.

Les différentes parties de la peau:

La peau est composée d’une face externe (côté fleur) comportant le poil et d’une face interne (côté chair) relié à la viande.
3 couches: Épiderme couche mince d’où partent les poils principalement composée de kératine , derme principalement composé de collagène et différents entralaçages de fibres au sein de son épaisseur et tissus sous-cutanés fibres plus lâches disposées horizontalement.

Seul le derme est utilisé pour le travail en tannerie.

La peau n’est pas homogène, elle présente des régions de structure différentes selon les différentes parties du corps recouvertes.
Les propriétés du cuir ne sont pas identiques sur toute sa surface.

Trois zones des peaux de bovins:

  • Le croupon, peau qui recouvrait la croupe et le dos jusqu’a hauteur des membres antérieurs (zone dense, c’est la + homogène en épaisseur et structure) meilleure partie du cuir fini
  • Le collet, peau qui recouvrait le cou, épaisseur plus irrégulière et lâche que le croupon, rides difficiles à ouvrir et aplanir.
  • Les flancs, peau qui recouvrait le ventre, très irrégulièr d’épaisseur et de structure
  • Les parties creuses, parties les plus minces et les moins denses de la peau

Peaux de petites surfaces, différences – accentuées.
Au contraire les peaux lourdes et denses quasiment jamais travaillées entières (sauf automobile et ameublement)
Peaux coupées en deux ou selon les proportions de la peau, le crouponnage, qui permet de travailler e finir la peau en fonction de sa structure.

La peau ne se déforme pas de la même façon sur toute la surface. Il y a des zones + ou – élastiques avec des déformations orientées, c’est ce qu’on appelle le prêtant

Seul le grain (dessin formé par l’implantation des follicules pilleux) permettent la reconnaissances des différentes espèces..
Cuir de vachette: follicules pilleur serrés et inclinés
Cuir de buffle: follicules espacés, verticaux et profonds
Cuir de chèvre: follicules alignés et de petit taille
Cuir de porc: follicules implantés profondément par trois et forment un triangle ou ligne selon les espèces.

De l’abattoir à la tannerie:

  • La dépouille : opération qui consiste à décoller la peau de la chair qui doit s’effectuer sur une surface nette et propre, importante à la bonne conservation de la peau et la viande
  • La parfente: fente de la peau pour délimiter son périmètre, réaliser avec un couteau spécifique se réalise en trois étapes (parente longitudinale, transversale arrière, transversale avant)
  • Les dégagements: opérations réalisés avec soin selon la dépouille (dégagement des flancs, des épaules colliers , des cuisses et de l’arrière du dos)
  • La finition: après la dépouille, il faut se débarrasser de toutes traces de graisse, muscle, couper la queue, ne pas mouiller la peau, etc
  • Conservation des peaux brutes: peau fraîche constituée de 75% d’eau, procédés consistant à la déshydratée (+/-) éviter le développement microbien

Les différents modes de conservation:

  • Le salage, mode le + utilisé et + économique, salage en pile (1m à 1m50), uniformément sur la chaire pendant au moins 1 semaine (30 à 40% du poids de la peau selon espèce) Saumurage méthode dérivée (+ utilisée au E-U)
  • Le séchage, dans le pays ou le sel est rare, pour les peaux légères et de petite taille, température à moins de 40%
  • Le salage et séchage combinés
  • La conservation par le froid et la congélation, méthodes peu répandues à grande échelle (cooling, chilling, freezing)

Le classement des peaux, paramètre important, tanneurs et mégissiers travaillent les lots équivalents en poids et qualité afin d’obtenir des lots de cuirs finis les + homogènes possibles.
Peaux salées de bovins, 30kg/4,5m2
Peaux salées de veaux 9kg/1,8m2
Peaux d’ovins (en fonction de longueur due la laine) 30 à 55kg
Peaux d’équidés (enfonctiion de la longueur de la peau)- de 1,99m à + de 2,50m
Peaux salées de caprins 2,2kg/0,7 m2

La transformation de la peau en cuir:

L’art du tanneur qui transforme un déchet de l’industrie alimentaire, en passant d’une peau brute à un cuir fini.
Une même peau peut donner des cuirs finis très différents selon le procédé utilisé (Souplesse, fermeté, épaisseur, odeur, couleur, toucher).
Procédés chimiques et mécaniques d’une durée de 4 à 5 semaines, afin de nettoyer et homogénéiser la structure dermique, stabiliser le support, apporter des propriétés spécifiques au cuir (souplesse, couleur, épaisseur), donner des effets de surface (brillant, mat,etc)

Quatres grandes phases :

  • Le travail de la rivière, ensemble d’opérration regroupant le nettoyage de la peau, élimination des parties non transformables
  • Le tannage, opération transformant la peau (putrescible) en cuir par fixation d’ageents tannants
  • Le corroyage, ensemble d’opérations conférant au cuir ses propriétés structurelles (souplesse épaisseur, solidité) et une couleur de base
  • La finition/finissage, qui traite l’aspect final du cuir (couleur, relief, brillance,etc) et propriétés de surface (protection agressions usage)

Le travail de la rivière:
La trempe/reverdissage, Peau dessalée, réhydratée, beaucoup d’eau requise et usage d’antiseptique pour éviter la putréfaction.
L’épilage élimination des poils grâce à des agents chimiques détruisant la kératine.
Le pelanage, action chimique (bains pelains) qui entraine une légère dégradation de fibres de collagène, peau plus réactive au matière tannantes influence les propriétés (souplesse,etc).
L’écharnage, élimine le tissu sous-cutané avec une machine, l’écharneuse, qui rabatte les tissus sous-cutanés.
Suite à ça la peau en tripe est très alcaline, elle va subir une succession de traitement afin d’éliminer les agents basiques.
Le déchaulage, Traite la peau par des sels (sulfate, chlorure d’ammonium, bisulfite d’ammonium) des acides organiques faibles (acides lactiques ou butyriques) ou de l’acide carbonique. Il se termine par un rinçage qui élimine les sels solubles formés.
Le confitage, action biochimique a l’aide de produits enzymatiques, ayant pour but de dégrader les fibres élastiques favorisé la souplesse et le prêtant du cuir en améliorant l’état de surface et dégradant les pigments > cuir à la couleur blanchâtre.
Le picklage, dans le cas d’un tannage minéral, favorise la répartition des agents tannants par la suite en la regorgeant d’acide, lui permet d’éviter le gonflement.

Le tannage:
Peau encore putrescible déchaulée picklée. Les agents tannants vont se loger entre les fibres de collagène créant ainsi un maillage qui stabilise la structure collagènique.
Nombre limité d’agents utilisé dans l’industrie:

  • Les sulfates basiques de chrome (pour les produits minéraux)
  • Les extraits de québracho, mimosa ou châtaignier (pour les tanins végétaux)
  • Les tanins synthétiques (pour les produits organiques)

Tannage au chrome soit 80 à 85% de l’ensemble des cuirs sont tannés par cette méthode. Rapide en 24 heures, simple, polyvalent et cout moindre très résistant mécaniquement thermiquement. Donne une couleur bleuté lorsqu’il est humide (wet bleue).
L’acidité du bain est stoppé par bicarbonate de soude en fixant les sels basiques de chrome sur les fibres puis à la sortie des foulons de tannage, les cuirs stockés sur des chevalet (étape de murissement, les liaisons entre les fibres sont renforcées).

Tannage végétal, soit 10% de la production mondiale. Poudres concentrées extraits de feuilles, écorces, racines et fruits. Utilisés pour des cuirs rigides (semelles) comme des cuirs très souples aux couleurs naturelles. Trois à huit mois de tannage requises dans une série de cuves de plus en plus concentrées et astringentes , appelées les basseries.

Tannage à l’aluminium, très bonnes propriétés de teinture
Tannage au zirconium, donnent des cuirs stables, recommandé pour les peaux creuses
Tannages synthétiques, donnent des cuirs denses et moelleux sans éléments métalliques qui facilitent le recyclage mais performances inférieures à celles du chrome.

Le corroyage:
Étape pour rendre le cuir encore humide utilisable, selon les opérations réalisés on pourra obtenir différents cuirs finis en épaisseur, souplesse, couleur, etc.

  • Opérations mécaniques
  • Opérations chimiques
  • Le séchage
  1. Essorage, le cuir ne renferme plus que 50% d’eau
  2. Le triage, oriente de façon définitive caque cuir vers sa destination finale
  3. Le refendage, égalise le cuir en épaisseur en le séparant en deux feuilles (côté fleur) le cuir et (côté chair) croûte de cuir
  4. Le dérayage, égalisation parfaite des épaisseur (déchet copeaux pouvant être recyclés)
  5. La neutralisation, Facilite la pénétration des agents chimiques lors des prochaines opérations
  6. Le retannage, modifie légèrement le comportement du cuir tanné et homogénéise ses caractéristiques, influe sur le prêtant, la finesse de fleur la fermeté et prépare le cuir à la teinture.
  7. La teinture, coloration du cuir, nécessite des conditions très précises (% d’eau par rapport au poids, température, durée de rotation,etc)
  8. La nourriture, fait absorber au cuir des matières grasses qui vont lui conférer sa souplesse ou + imperméabilité. (La nourriture en émulsion ou mise en huile)
  9. L’étirage, la mise au vent, le cuir est étiré pour lui donner une surface plane
  10. Le séchage, opération très importante, lui confère une planéité parfaite en préservant ses propriétés sensorielles :
  • La sèche suspendue,
  • Sous-vide,
  • Sur cadre (la plus répandue)
  • Sur glace
  • La mise en humeur – palissonage
  • Le ponçage

La finition/finissage:
Le cuir au stade de cuir semi-fini. Pour la commercialisation, des opérations vont parfaire l’aspect esthétique de la surface et en assurer la protection. Avant ça il est échantilloné (bords net redessinés).
Cuir fini rangés en deux grandes catégories, de surfaces lisses pou velouteux.
Tout finissage doit passé dé ces qualités: adhérer à la surface du cuir, améliorer l’esthétique, apporter une protection de surface et bien se comporter lors de la transformation en objet manufacturé.

Opérations mécaniques

  • Le satinage-grainage, ayant pour but de modifier le relief du cuir, comprime la croute a l’aide de différentes plaques chauffées elles peuvent être lisses (pour satinage) ou gravées (grainage, motif fantaisie, animal,etc)
  • Le foulonnage à sec, froisser le cuir par agitation donner de la souplesse accentuer le grain naturel
  • Le lissage, obtenir surface très lisse et brillante
  • Le liégeage
  • Le lustrage, lorsque la finition est à base de cires

Cuir fini et croûte vendus à la surface contrairement à la peau vendue au poids

Entretien des cuirs

  • Éviter de le placer à proximité de sources de chaleur intense
  • Éviter de l’exposer directement aux rayons du soleil
  • S’il est mouillé le laisser sécher lentement à l’air tempéré
  • Éviter les recettes de grand-mères
  • L’entretenir régulièrement et ne pas attendre sa détérioration

Entretiien des cuirs lisses:
Nettoyage avec un chiffon doux humide et du savon de Marseille
Produit à base de cires en faible qté, ne pas utiliser de graisses

  • Cire en pâte en pot en verre ou métal
  • Cire sous forme de crème
  • Cire liquide

Pâtes et crèmes adaptées pour les petites surfaces (chaussure maroquinerie)
Liquide adapté aux grandes surfaces (ameublement vêtement)

Mes intentions d’explorations technique /interface/objet

Travailler autour de l’élasticité du cuir (le prêtant) quelles formes, outils et applications peuvent être mises en place à partir des propriétés élastiques spécifiques aux chutes.

Révéler la multitude de traitements réalisés par cette industrie par l’électronique. Comment je ne sais pas encore, approfondir recherches sur les techniques de maroquinerie.

Étudier les formes des chutes, comment réutiliser les découpes déjà présentes?

Choix d’une pratique technique et cartographie de sa chaine technique collecte iconographique/ thématique (bibliographie)

Collecte à la réserve des arts :

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